La musique du français Koudlam provoque chez son auditeur une foule de sentiments indéfinissables. Certes, il plane un mélange inédit d’influences venues d’horizons antichtones, mais les matériaux sonores sont quand à eux très identifiables : des percussions chamaniques côtoient une structure rythmique électronique typiquement berlinoise, des flutes précolombiennes s’imbriquent autour d’un chant emprunté à la cold wave, le tout baignant dans une atmosphère psyché-urbaine. Or, les manipulations de l’artiste engendrent une œuvre singulière et insaisissable. A tel point qu’il est vraiment difficile de décrire ce que l’on écoute. Il émane de cet album des ambiances de fin du monde sans que Koudlam n’use de bruitages sinistres, les titres sont dénués de voix d’anges ou de violons évanescents mais il règne pourtant une ambiance liturgique, enfin, Goodbye suinte l’urgence alors que cet LP est dépourvu de guitares rageuses. Ce deuxième album intriguant et curieux par excellence justifie largement la rumeur qui enfle autour de cet artiste. En effet, Depuis son premier EP Live at Teotihuacan et son apparition sur la B.O. de Un Prophète, Koudlam (qui tient à préserver un certain mystère) ne cesse de faire parler de lui notamment grâce à ses collaborations avec l’artiste contemporain Cyprien Gaillard.
Koudlam, Goodbye (Pan European Recording / Module)

Koudlam ‘See You All’, live at the Point Ephémére, Oct 09:


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