Ce n'est pas la première fois que Wayne Wang nous propose un diptyque. "J'aime ce procédé de film compagnon", avoue le réalisateur. «Je l'avais aussi adopté avec Eat a bowl of tea et Life is Cheap... but toilet paper Is Expensive. En général, mon premier film est bien préparé, précis, avec un scénario très complet. Après l'avoir tourné, j'aime relâcher la pression, suivre mon instinct et improviser quelque chose de moins structuré. Très souvent, c'est une idée pendant le tournage du premier film qui va me mener vers le second. Un millier d'années de bonnes prières et La Princesse du Nebraska sont deux adaptations de nouvelles de Li Yiyun. Le cinéaste précise ses intentions : "En lisant la nouvelle Un millier d'années de bonnes prières, j'ai tout de suite été attiré par les personnages de M. Shi et de sa fille. M. Shi a vécu des choses très fortes pendant la révolution culturelle. À l'époque, sa fille Yilan était très jeune et n'était pas vraiment concernée, même si elle a été indirectement touchée par ce que vivait son père. J'avais une autre nouvelle en tête, La Princesse du Nebraska, et j'ai eu envie de raconter l'histoire d'une jeune fille née en Chine après les incidents de Tian'anmen et ayant grandi pendant le boum économique de ces 15 dernières années en Chine. C'est une nouvelle génération de jeunes Chinois avec une nouvelle attitude face à la vie, l'amour, le sexe, la moralité et l'économie. Je pouvais ainsi porter un regard sur trois générations de Chinois de Chine dans leurs relations avec les États-Unis."