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LA SAISON DES ORPHELINS

Suddenly the ‘orphanage thriller' has become a genre. Following Juan Antonio Bayona's El Orfanato comes David Tarde's La saison des orphelins, a poorly constructed, often boring film that will not do much to extend this developing genre. Alexandre is a misfit child who stands up to bully Achille, whose father has opened his scary castle to six orphans shortly after the Liberation. A mystery envelops the castle and its neighboring village when all the orphans disappear, leaving a conveniently amnesiac Alexandre and crazy Achille behind. In 1981, Alexandre returns to the site of the mystery after anonymously receiving a photo showing his 10-year-old self tied up and looking very afraid. He must confront the past, and of course, the ever more bizarre Achille in order to bring closure to the never-completed investigation, and more importantly, to find peace for himself. Unfortunately, there are few moments of real tension, unless one counts one of the most disgusting dinner scenes this side of Hannibal. SL

Des enfants jouent... Un étranger, la quarantaine, arrive à Kreutzeim, bourgade isolée dans l'Est de la France. Les jours passent. Cet étranger se révèle être le seul survivant, amnésique, d'un drame survenu trente ans plus tôt, quasi jour pour jour. Un drame où sept enfants disparurent... David Tarde réalise avec La Saison des orphelins son premier long métrage. Jusqu'à présent Tarde a mis en scène deux courts métrages: BOM ! (2000) et Morganez (2006). A plusieurs reprises, le film navigue en eaux troubles. Il se situe à la frontière entre différents univers. Tout comme il y a une certaine indistinction entre le monde de l'enfance et le monde des adultes, La Saison des orphelins fait de l'équilibrisme sur la frontière ténue entre le rêve et la réalité. Le monde réel et l'imaginaire s'invitent dans le film de David Tarde qui trouvait ‘intéressant que la réalité s'imprègne petit à petit de l'univers du conte, celui qui parle aux enfants, comme si le film tout entier s'altérait dans une vision subjective d'enfant en jouant avec les codes du fantastique et du conte.' Le film qui fleurte avec le cinéma de genre (conte, fantastique) est décidemment au coeur d'un carrefour de possibilités qu'il évite par moment et se nourrit de toutes à d'autres.

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