
After returning to the zombie-flick fold after a 20-year hiatus between 1985's classic Day of the Dead and 2005's serviceable-if-too-slick Land of the Dead, George Romero seems to have regained much of his original steam. However, he seems to be plagued by a desire to simply make films versus his original desire to only make immortal films (pun intended). Diary of the Dead plays on a certain level as self-parody, as Romero indulges all of the tired horror tropes such as the petulant-yet-ultimately-loving girlfriend, the minor character traumatized to insanity, the alcoholic professor with a predilection toward dispensing "sage" non-sequiturs, etc., that his previous films so deftly avoided. Whether this is intentional is immaterial, as the contrivance merely grates rather than providing ironic distance. Ultimately, the most realistic part of Diary of the Dead is the zombie MacGuffin, and only because its authenticity is via fiat. For the money, rent a copy of Dawn of the Dead and prepare to be amazed. RH
George A. Romero est -faut-il le rappeler ?- le créateur d'une saga devenue non seulement culte au fil des années, mais aussi un genre à part entière. La Nuit des morts-vivants, sorti aux Etats-Unis en 1968, alors en pleine guerre du Viêtnam, fit l'effet d'une bombe. En 1978 (mais seulement en 1983 en France), il récidive avec Zombie, dans lequel le cinéaste distille une féroce critique de la société de consommation. Suit Le Jour des morts-vivants en 1985; dans une période où il a déjà du mal à financer ses films. En 2005, fidèle au genre qui a fait sa gloire, il frappe une quatrième fois avec Land of the dead (le territoire des morts); un volet notamment porté par Asia Argento, Dennis Hopper et John Leguizamo. Diary of the Dead est donc le cinquième volet de la saga... En attendant un hypothétique sixième opus, qui serait selon le cinéaste, axé "sur la religion et les relations tribales". Diary Of the Dead a obtenu le Prix de la critique au Festival de Gerardmer en 2008.

It is almost as if Street Kings director David Ayers got Keanu Reeves, Forest Whitaker and Hugh Laurie in a room and said "play your best roles". Such are the echoes of The Matrix, The Last King of Scotland and House when this unlikely trio play a police drama set in L.A. Reeves is a killing machine out to pursue a personal vendetta, Whitaker his godfather department head, and Laurie (who even appears in his first scene at a hospital bed) a cynical insider who tries to bring down the gun-wielding zealots out to play by gansta rules. It's written by Neanderthals for Neanderthals.If you're up for a full-on bloodbath set in Hell this James Ellroy-scripted movie delivers. It's even funny in parts, with characters delivering lines like "Who are we? We're straight nightmares." One complaint, given the genre, is the larding on of a pathetic romantic sub-plot scraped off the pavement of a Mills and Boon. AC
Au bout de la nuit s'inspire d'un scénario écrit par le maître du polar James Ellroy. A l'origine, le film était censé se passer dans le Los Angeles post-émeutes de 1992, mais les producteurs ont décidé de situer l'histoire dans le L.A. d'aujourd'hui tout en gardant les thématiques générales abordées par James Ellroy dans le scénario original. Avant d'être porté à l'écran par David Ayer, le scénario de Au bout de la nuit est successivement passé entre les mains de David Fincher, Oliver Stone et Spike Lee. Comme dans son précédent travail sur des films tels que Training Day, Bad Times et S.W.A.T. unité d'élite, David Ayer exploite de nouveau les thèmes de la complexité du maintien de l'ordre, du pouvoir et de la corruption. Tom Ludlow (Keanu Reeves) est le meilleur détective de l'Ad Vice, unité spécialisée de la Police de Los Angeles. Son supérieur, le capitaine Wander (Forest Whitaker), ferme les yeux sur ses procédés souvent ‘hors normes' et le protège lors de l'enquête interne menée par le capitaine Biggs. Accusé à tort du meurtre d'un collègue, Ludlow doit lutter seul contre le système corrompu pour prouver son innocence.
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The soon-to-be Mr. Scarlett Johanssen, aka Ryan Reynolds, reveals a mature side not yet seen in his past acting credits (which include Van Wilder and the sitcom Two Guys, a Girl and a Pizza Place). Reynolds is Will Hayes, a mid-thirties New Yorker who is quietly divorcing his wife and trying to explain that to his 11-year-old daughter Maya (Abigail Breslin, Little Miss Sunshine). Using the bedtime story as a vehicle through which to relate the bittersweet memories of his early adulthood to his daughter, Will tells the tale of his failed romances, including, of course, "the one that got away." Though Writer-Director Adam Brooks' screenplay is a tad cliché, there are some truly strong dramatic moments in the film and solid performances by Rachel Weisz and Kevin Kline, as well as by the underused Derek Luke (Antwone Fisher). But in the end, it is the boyishly charming Reynolds who proves he may be growing into a more dramatic skin. SL
Will Hayes (Ryan Reynolds) est un jeune père New Yorkais d'une trentaine d'années en plein divorce lorsque sa fille de onze ans, Maya, le questionne sur sa vie avant qu'il ne soit marié. Elle veut savoir comment ses parents se sont rencontrés et comment ils sont tombés amoureux. L'histoire de Will commence en 1992 alors qu'il n'était encore qu'un jeune politicien qui débarquait de son Wisconsin natal à New York pour travailler sur la campagne de Clinton. Will raconte ses péripéties avec son meilleur ami, Russell, et, sous forme de puzzle, ses 3 grandes histoires d'amour. Il y a eu Emily, son amour de lycée; April, sa meilleure-amie et confidente de toujours et Summer, une journaliste ambitieuse. L'une d'entre elles est la mère de Maya mais ce n'est qu'à la fin de l'histoire qu'elle saura avec laquelle il s'est marié. Un jour, peut-être est le quatrième long métrage réalisé par Adam Brooks... mais seulement le premier à sortir en salles en France, puisque les trois précédents (Almost You, Le Petit chaperon rouge et The Invisible Circus) sont tous inédits.

Don't let the previews mislead you. It's not just about two Irish hit men who have to lay low in the medieval Belgian town of Bruges. It's a much deeper story of purgation of sins, of redemption, of duty, and even of brotherly love. While the movie packs plenty of humorous punch provided by Colin Farrell, Brendan Gleeson, and Ralph Fiennes, the second level of Writer-Director Martin McDonagh's film is what makes it a must-see. Farrell and Gleeson (‘Mad Eye' Moody of the Harry Potter franchise) play the mismatched pair of Irish hit men who after a botched job are sent to Bruges by their boss, played by Fiennes. Bruges becomes a sort of purgatory for the pair, a place of reflection and cleansing before they can move on to whatever comes next. Beautifully filmed, with a soundtrack leaning heavily on the work of Franz Schubert, In Bruges is a worthwhile destination. SL
Bons Baisers de Bruges est le premier long métrage de Martin McDonagh. Il s'était auparavant distingué avec son film Six Shooter qui avait reçu l'Oscar 2006 du meilleur court-métrage. Brendan Gleeson, qui joue le rôle de Ken dans Bons Baisers de Bruges, y interprétait déjà un rôle. Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelque temps à Bruges. Ray (Colin Farrell) est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken (Brendan Gleeson), tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité. Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs... Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville...

Pity poor Emile Hirsch, who was magnificent in Sean Penn's dramatic Into the Wild. How do you go from starring in such a powerful film to zooming around on green screens in Speed Racer, a dizzying Hollywood movie that uses CGI and color to such a degree that you leave the theater feeling like you've been through the spin cycle with a load of tie-dyes. The film is based on the 1960s Japanese manga series and is brought to the big screen by Matrix vets Larry and Andy Wachowski. Hirsch plays the title character, scion of a family of high-speed auto racers, bent on making a name for himself and fighting the baddies of Royalton Industries. Though well-acted by a solid cast (including Susan Sarandon and John Goodman as Speed's parents), the movie's plot is weak and the film devolves into little more than a joyride of the senses. SL
Speed Racer est la première réalisation des frères Larry et Andy Wachowski depuis la trilogie Matrix et est adapté de la série animée japonaise Mach Go Go Go (ou Mahha GoGoGo), créée par Tatsuo Yoshida sous la bannière des Productions Tatsunoko en 1967. Développé sur 52 épisodes, le programme connut un immense succès en Asie avant d'être exporté outre-Atlantique. Fans de la série animée, les deux frères assurent non seulement la réalisation, mais également l'écriture et la production de cette adaptation live. A leurs côtés, une équipe de fidèles échappés de la Matrice : les producteurs Joel Silver et Grant Hill, le chef-décorateur Owen Paterson, la costumière Kym Barrett et le monteur Zach Staenberg. Face au défi numérique de Speed Racer, les Wachowski Brothers ont par ailleurs fait appel à deux techniciens rompus aux univers digitaux : le directeur de la photographie David Tattersall et le monteur Roger Barton, à l'oeuvre, entre autres, sur la nouvelle trilogie Star Wars.

Kristen Bell (Heroes) may play the title character in the latest Judd Apatow (Knocked Up) production, but it's screenwriter Jason Segel (How I Met Your Mother) who inserts himself into the film as main character and fully displays his... talents. (Among other things.) Segel plays Peter Bretter, who attempts to heal his broken heart by vacationing in Hawaii, only to discover once there that his ex, Sarah Marshall, is having a post break-up romp with her new boyfriend at the same resort. As Peter pines for Sarah, he comes into contact with bizarre hotel employees and guests, led by Apatow stalwarts Paul Rudd and Jonah Hill, always a welcome combination of utter weirdness and wacked-out neurosis. Though occasionally over-the-top and vulgar, Apatow's little team has again managed to shoot out a winner. SL
Peter Bretter (Jason Segel) va de galère en galère... Non seulement, il n'arrive pas à percer comme musicien, mais sa petite amie Sarah Marshall (Kristen Bell), star du petit écran, vient de le larguer. Désespéré, il décide de se rendre à Hawaï pour se changer les idées. Mais une fois sur place, il est plongé en plein cauchemar : son ex est descendue dans le même hôtel que lui... accompagnée de son nouveau petit ami, chanteur de rock à succès. Trois des acteurs principaux du film se sont fait connaître par des séries télévisées. Kristen Bell est la star de Veronica Mars. Elle joue également dans la série-phénomène Heroes. Jason Segel, quant à lui, fait parti du casting de la sitcom How I Met Your Mother. Mila Kunis a tenu le rôle de Jacky dans 70's Show pendant huit ans. Amis de longue date, le producteur Judd Apatow et Jason Segel ont déjà collaboré sur la série culte Freaks and Geeks (1999), puis sur Les Années campus (2001). En 2007, ils refont équipe sur En cloque, mode d'emploi, un énorme succès en salles.

La Soledad (Spanish for ‘solitude') is a slow-moving quasi-documentary film which addresses its titular theme through the lives of various interweaved characters, a little like a slow-moving, more prosaic Tales of the City. The city here is Madrid, and the two main foci Adela, a single mum who moves to the city to pursue a new life away from the energy-draining father of her child, and Antonia, the mother of a family of three daughters scrabbling over inheritance before she has popped her clogs. The split-screen effect, so often used for comedy or drama, is interestingly used here simply to portray different viewpoints in a plot without action except a terrorist bomb whose after-effects rather than actual carnage are portrayed. Studiously pallid, beautifully acted and emotionally sincere, this no-frills slice of Spanish life has a lot going for it, but be prepared for the long-haul as it doesn't offer any relief, comic or otherwise. Director Jaime Rosales was partly funded by the Cinéfondation du Festival de Cannes after success in the Quinzaine des Réalisateurs in 2003 with Les Heures du Jour. AC
(In Spanish, French subtitles)
Récits croisés de deux destins urbains : Adela a décidé de commencer une nouvelle vie. Elle quitte sa petite ville de province pour s'installer à Madrid avec son bébé. Malgré les difficultés qu'implique un tel changement, elle trouve un travail et noue de nouvelles amitiés. C'est alors qu'un attentat terroriste brise sa vie. Antonia est propriétaire d'un petit supermarché à Madrid. Elle mène une vie tranquille, entourée de son compagnon et de ses trois filles. La paix familiale se brise lorsque sa fille ainée lui demande de l'argent pour s'acheter un appartement. Jaime Rosales a fait le choix de tourner 30% de La Soledad en polyvision, qui consiste à diviser l'écran (format scope) en deux parties égales. Le film a été présenté au Festival de Cannes en 2007 dans la catégorie ‘Un Certain Regard'.

Shot in stark black and white with lots of shaky hand-helds and choppy scenes, Icelandic director Ragnar Bragason's Children harkens back to French New Wave cinema of years past. A simple soundtrack underscores the stripped-down nature of the film that owes its success to its actors and the eye of its director. The story centers around Karitas, a single mother raising four children, the oldest of which, Gudmundur, is a misfit whose only friend is neighbor Marino, a chubby, bearded man with the mind of a child. When his petty criminal father Gardar tries to reenter the boy's life, everyone's depressing life spirals downward. Bragason uses silence, light and shadows to paint a grim tableau, and his group of actors, led by Nina Dögg Filippusdottir (Karitas) and Olafur Darri Olafsson (Marino) and Gisli Örn Garoarson (Gardar) lend the film its emotional gristle. SL
Karitas est une mère célibataire de 4 enfants. Elle mène une bataille perdue d'avance avec son ex-mari pour la garde de ses trois filles. Elle ne prend pas conscience de ce qui arrive à son fils de douze ans, Gudmundur, qui est le souffre-douleur de ses camarades de classe. Son seul ami est Marino, un schizophrène d'une quarantaine d'années, qui vit avec sa mère. Quand il réalise que sa mère a rencontré un homme en secret, il commence à perdre prise sur la réalité. Gardar est une petite frappe dont la conduite nuit à son frère jumeau Georg. Rejeté à la fois par le milieu et par sa famille, il doit prendre un nouveau départ. Il décide de partir à la recherche de son fils, Gudmundur, qu'il n'a jamais vu. Mais rester dans le droit chemin est quelque chose de difficile. Ragnar Bragason, le réalisateur, s'est inspiré de grands réalisateurs pour son film : Mike Leigh, Jean-Luc Godard et John Cassavetes. Il s'est servi de leurs méthodes de travail pour réaliser son film, avec l'aide du groupe de théâtre islandais Vestuport, tout en les agrémentant de son goût pour l'improvisation.

Ben Mezrich's fast-paced and cool true account of six MIT students who counted their way to millions in the --- of Las Vegas gets the full Hollywood treatment. That is to say, whereas the book made nerds seem exciting and real, and the world inside --- seamy and enticing, this film turns a few pretty faces into bland, cookie-cutter stereotypes who play out their roles with dumb predictability, all under the flashing neon lights of the Strip. Ben (Jim Sturgess) is the protagonist, the genius who is brought in by Professor Micky Rosa (Kevin Spacey) to lead his team of weekend card counters in their pursuit of ill-gotten riches. As --- security agent Cole Williams (the always tough Laurence Fishburne) closes in on the merry little band, fissures develop within the team, and while the cards keep flipping, the kids learn important life lessons that, predictably, prove oh-so more important than whatever they learn at school. SL
Las Vegas 21 est l'adaptation du best-seller Bringing Down the House : The Inside Story of Six MIT Students Who Took Vegas for Millions de Ben Mezrich, vendu à plus d'1,5 million d'exemplaires, où l'histoire vraie d'un groupe d'étudiants de l'Institut de Technologie du Massachusetts, experts dans l'art de compter les cartes. Kevin Spacey avait acheté les droits du roman dès 2002, et tentait depuis de développer une adaptation cinématographique. Ben Campbell (Jim Sturgess), étudiant doué au prestigieux M.I.T., est contraint de partager son temps entre ses études et petits boulots afin de pouvoir payer ses frais de scolarité. Lorsqu'un groupe d'élèves aussi doués que lui le repère, ils lui proposent de participer à un jeu bien plus lucratif... Tous les week-ends, cette petite bande de mathématiciens hors pair se rend à Las Vegas pour jouer au cartes sous de fausses identités, avec des règles qui ne doivent plus rien au hasard. Guidés par le professeur et génie des statistiques Micky Rosa (Kevin Spacey), ils ont compris comment prévoir les cartes et communiquer entre eux pour rafler de très grosses mises. Séduit par l'argent facile, la vie de rêve et Jill, sa très belle équipière, Ben multiplie les défis.

(DEUX SOEURS POUR UN ROI)
Justin Chadwick's first big-screen outing sees him taking on Tudor history in his adaptation of Philippa Gregroy's novel. Eric Bana (Chopper) is the young Henry VIII, desperate for a son. Politics is reduced to sex, so the Howard family, scheming nobles to a man, seize their chance, sending Mary and Anne Boleyn (Scarlett Johansson and Nathalie Portman) to seduce the King. Kristin Scott Thomas as Elizabeth Boleyn (née Howard) is left as the voice of twentieth-century feminism, criticising this male exploitation of female bodies. The marriage of political thriller and historical bodice-ripper is not entirely happy. The reformation is dismissed in a line of dialogue, the international repercussions barely mentioned, and whilst sets and costumes look wonderful, the cinematography is very self-conscious, distracting attention from the story.
DR
Quand la rumeur se répand que le roi Henry VIII ne partage plus la couche de la reine Catherine, son épouse incapable de lui donner un héritier mâle, Sir Thomas Boleyn rêve de gagner la faveur royale grâce à sa fille aînée, Anne. L'ambitieux projet de Sir Thomas est cependant quelque peu contrarié quand le roi s'éprend de son autre fille, Mary. Le scénario du film est signé Peter Morgan, connu pour avoir signé récemment les scripts de The Queen de Stephen Frears et Le Dernier roi d'Ecosse de Kevin Macdonald. Deux soeurs pour un roi est le premier long métrage de Justin Chadwick. Il avait jusqu'à présent travaillé pour le petit écran, réalisant des épisodes de MI-5 ou L'Insurgée, et signant l'adaptation de la série Bleak House.